Haïti : 12 millions d’habitants exposés à la mort sans assistance

Haïti : 12 millions d’habitants exposés à la mort sans assistance

Par Ulysse Jean Chenet — Haïti actuellement dépasse le niveau de la déclaration de l’éminent Docteur en Droit constitutionnel, Me Monferrier Dorval qui eut à dire que le Pays n’est ni dirigé, ni gouverné. Il faut dire tout simplement maintenant, le pays est sans dirigeant et sans gouvernant. L’Etat est totalement absent. Le pays est sous la coupe réglée des bandits de tout genre. Blancs, nègres, mulâtres… mettant à nu la vie de 12 millions d’Habitants.

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La situation en Haïti actuellement est plus difficile que la vie des captifs de la traite négrière. A bord du négrier, il y avait les Capitaines blancs qui contrôlent leurs captifs qui représentent la vie économique du Continent européen dans le nouveau monde. Ils surveillent attentivement leur chargement pour éviter un maximum de perte en vies des captifs au fond de la cale du bateau, malgré les morts sont évidents à chaque voyage du commerce triangulaire.

Aujourd’hui en Haïti, 12 millions d’habitants sont exposés à la mort sans assistance de la communauté internationale et sur la complicité des dirigeants. La vie n’existe plus dans ce pays. Tout le monde est survivant, tout le monde est exposé à cette catastrophe politique et sécuritaire.

Dans ce pays de nègres qui ont fait la plus belle et la plus grande révolution anti esclavagiste et anti colonialiste de toute l’histoire de l’humanité. Dans ce coin de terre, la vie est totalement banalisée. Le droit à la vie n’existe plus, pourtant ce pays est signataire de la déclaration universelle des droits de l’homme de la charte des Nations Unies de 1948 basée sur le respect du droit à la vie.

Plus près de nous, vers les années 2001, après l’échec de la communauté internationale dans la prévention des génocides des Balkans et du Rwanda dans les années 1990, sur la demande du secrétaire général des Nations Unies au Gouvernement du Canada à établir le principe de la responsabilité de protéger de la communauté internationale.

Ce principe a été créé en septembre 2000 par le Canada et établi en décembre 2001 par la commission internationale des interventions et de la souveraineté des Etats.

La responsabilité de protéger se définit ainsi:

” Quand une population souffre gravement des conséquences d’une guerre civile, d’une insurrection, de la répression exercée par l’Etat ou de l’échec de ses politiques et que l’Etat en question n’est pas disposé ou apte à mettre un terme à ces souffrances ou à les éviter. La responsabilité internationale prend le pas sur le principe de non-intervention. 

A quoi bon aujourd’hui par rapport au pourrissement de la crise haïtienne, les Etats Unis, le Canada et les Nations Unies s’inscrivent dans une approche de woule m 2 bò dans la résolution de la crise haïtienne mettant en jeu la vie de 12 millions habitants?

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Nous annonçons clairement, en cas d’éclatement ouvert d’une guerre civile ou l’existence d’un génocide en Haïti, la responsabilité est à l’Etat haïtien et à la Communauté internationale et peuvent être poursuivis pour crime contre l’humanité et non-assistance à une population en danger de mort. Parce qu’actuellement dans ce pays de nègres, 12 millions d’habitants sont exposés à la mort sans assistance.

Ulysse Jean Chenet

Citoyen haïtien authentique

(509) 4183 9811 / 4458 0309


La Rédaction

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