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Salaire minimum : l’inaction d’Alix Didier Fils-Aimé au cœur du malaise social

Salaire minimum : l’inaction d’Alix Didier Fils-Aimé au cœur du malaise social

À l’occasion de la fête de l’Agriculture et du Travail, le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, a livré un discours dépourvu de toute substance sur les enjeux essentiels. Aucun chiffre sur l’emploi, aucune mesure concrète, et surtout, aucune prise de position sur le salaire minimum, pourtant au centre des revendications ouvrières.

Cette absence n’est pas anodine. Depuis mai 2025, une proposition formelle du Conseil supérieur des salaires visant à réviser le salaire minimum est sur la table. Pourtant, Fils-Aimé n’a pris aucune décision. Ce silence prolongé s’apparente désormais à un choix politique : celui de ne pas agir face à la dégradation continue des conditions de vie des travailleurs.

Dans le même temps, le gouvernement a procédé à une augmentation du prix du carburant, sans mécanisme d’ajustement salarial. Résultat : le pouvoir d’achat s’effondre. Aujourd’hui, Haïti fait face à une situation aberrante où le salaire minimum est inférieur au prix d’un gallon de carburant, symbole d’un déséquilibre économique profond.

En refusant de trancher sur la question salariale, Alix Didier Fils-Aimé endosse une responsabilité directe dans l’aggravation de la crise sociale. L’inaction, dans ce contexte, n’est plus une neutralité : c’est une faute politique.

La Rédaction

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