Haïti-Manifestation : Martelly connaît sa première frappe en masse

Haïti-Manifestation : Martelly connaît sa première frappe en masse
Photo : Patrick Souvenir

Depuis la chute de Jean Claude Duvalier le 7 février 1986, la politique haïtienne connaît une perpétuelle instabilité. Tous les chefs d’Etat sont toujours en lutte avec des membres de la population qui exigent leur départ. Michel Martelly n’est pas épargné car diverses organisations venant des quartiers populeux réclament son retrait à la tête du pays.

Débutée, aux environs de 10 Heures, au Bel Air, particulièrement devant les locaux de l’Eglise Notre Dame du Perpétuel Secours, la manifestation a été commencée par une cérémonie vodou. Le côté mystique une fois terminé, l’ambiance commence.

Tambour et d’autres instruments de musique mêlés de chants, cela nous

Photo : Patrick Souvenir

rappelle 2004 où les étudiants ont déclenché un vaste mouvement qui a entraîné le départ de Jean Bertrand Aristide.

Sous les yeux des agents qui sont membres des unités spécialisées de la Police haïtienne, les manifestants ont scandé des propos hostiles contre le chef de l’Etat. Ils ont déchiré les photos du président qui ont été placardées sur les murs et affichées par les enseignes. « Michel Martelly n’a pas la capacité de diriger le pays. De plus, il a obtenu la nationalité étrangère ; il est méchant, cet homme ! », a lancé un protestataire. Certains gestes et propos de l’ancien chanteur de Sweet Micky ont été tournés en dérision. « Ba misye yon moto… bak li yon anvlop… ba li yon dezyèm, yon twazyèm… », disaient-ils pour rappeler les mots de Michel Martelly à l’occasion où il faisait des heureux à travers plusieurs régions du pays, lors des fêtes de fin d’année.

Lalue, champ de Mars et d’autres rues de la capitale ont été bondées de gens.

Photo : Patrick Souvenir

« Aba Martelly ! », ils ont réclamé le départ du Président, tout en exposant les photos du chef Lavalas, Jean Bertrand Aristide, dit Titid.

Nous devons avancer que le mouvement s’est déroulé sans le moindre incident. Les organisations donnent rendez-vous pour le 29 février prochain. Ce mouvement peut continuer jusqu’à chambarder « l’équipe en rose », une situation qu’on aurait pas souhaité. / Dossier : Vladimir Désir


La Rédaction

La Rédaction Contact : actualites@haitinews2000.com

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