L’adoption d’enfants haïtiens toujours gelée au Québec

L’adoption d’enfants haïtiens toujours gelée au Québec
enfant haitien

L’adoption d’enfants haïtiens est toujours suspendue, au Québec, deux ans après leséisme de 2010, alors que d’autres pays et provinces canadiennes ont rouvert leurs services d’adoption.

En France, l’adoption a repris tranquillement, par le biais des agences accréditées, alors que 13 enfants ont été adoptés par des familles de l’Alberta et de la Colombie Britannique en 2011.

Mais à l’Agence québécoise Accueillons un Enfant, l’un des deux organismes sans but lucratif accrédités par le Secrétariat à l’adoption internationale (SAI) couvrant Haïti, aucune nouvelle demande d’inscription ne peut être acceptée. Même des demandes faites juste avant le séisme sont gelées.

« C’est de la bureaucratie. Nous on pense aux enfants là-bas. C’est ça qui devrait être le plus important. » — Michelle Savard, mère adoptante

Les agences doivent attendre le feu vert du gouvernement avant de pouvoir procéder au suivi des adoptions.

Au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010, plusieurs pays ont gelé l’adoption en provenance d’Haïti, en demandant au gouvernement haïtien de se conformer à la Convention de La Haye pour éviter, notamment, le trafic d’enfants. La convention a été signée par Port-au-Prince en mars 2011, mais elle n’est pas encore ratifiée. « On s’en va vers ça, mais on ne peut pas attendre. Ça peut prendre 3-4 ans », s’inquiète Gérard Landry, le président d’Accueillons un enfant.

La directrice générale du Secrétariat à l’adoption internationale du Québec, Luce Bellefeuille, assure que Québec n’a pas l’intention d’attendre que la Convention de La Haye soit ratifiée avant de rouvrir l’adoption.

« On a déjà enclenché des procédures avec la directrice de l’autorité là-bas, en Haïti, en décembre. Nous la rencontrons sous peu pour poursuivre ces démarches-là », explique la directrice générale du Secrétariat à l’adoption internationale du Québec, Luce Bellefeuille.

« Ce qui est difficile, c’est de ne pas avoir de délai », regrette toutefois Stefan Laforce, un père adoptant qui a fait une demande d’adoption juste avant le séisme et qui attend le suivi de sa demande depuis deux ans.

Source : Radio-Canada


La Rédaction

La Rédaction Contact : actualites@haitinews2000.com

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